lunes, 31 de marzo de 2025

Expatriés : les défis invisibles de l’adaptation culturelle et l’importance cruciale de la préparation culturelle

 Par Olivier Soumah-Mis Coach Interculturaliste.

Après avoir été moi-même expatrié dans différents pays dès mon enfance et bénéficiant d’une expérience de 33 années de préparation, d’accompagnement, de formation et de coaching d’expatriés, je pense avoir une vision assez profonde de ce que vivent les expatriés.

Et les deux grands défis auxquels sont confronté tant les expatriés comme leur entreprise, est de faire prendre conscience aux managers de la mobilité internationale, c’est-à-dire les personnes qui gèrent les expatriés, qui dans l’immense majorité des cas n’ont jamais vécu une expatriation, de l’effort que représente l’adaptation culturelle, et de faire prendre conscience aux sièges sociaux des multinationales que leurs différentes filiales ne fonctionnent pas avec les mêmes critères culturels que dans le pays d’origine de l’entreprise. J’espère que cet article aidera à cette prise de conscience.

S'installer dans un nouveau pays en tant qu'expatrié est souvent considéré comme une aventure pleine d'expériences exotiques et d'évolution de carrière. Cependant, sous la surface se cache un parcours d'adaptation complexe qui met à l'épreuve la résilience sur les plans personnel et professionnel. Pour ceux qui n'ont jamais vécu à l'étranger, les luttes quotidiennes et la charge émotionnelle de l'expatriation restent invisibles. Cet article explore les réalités concrètes auxquelles les expatriés sont confrontés, les exigences des employeurs et les raisons pour lesquelles la préparation culturelle n'est pas un luxe, mais une nécessité pour réussir.

Voici quelques exemples de nos clients dans différents pays.

Lorsque Marie Dubois, une cadre marketing expérimentée de Lyon, a été mutée à Séoul pour un poste stratégique, elle s’imaginait une transition sans accroc. Mais elle s’est rapidement heurtée à des hiérarchies implicites au bureau et à des collègues qui approuvaient poliment ses idées… sans jamais exprimer leurs réticences. « Je sentais que j’échouais chaque jour », confie-t-elle. L’histoire de Dubois n’est pas isolée. Dans tous les secteurs, les expatriés affrontent des obstacles invisibles, bien au-delà de la langue, qui déterminent leur succès, leur échec voire leur souffrance.

Les épreuves cachées de l’expatriation

L’expatriation est souvent présentée comme une opportunité professionnelle en or. Pourtant, derrière les promesses de carrière se cache une réalité exigeante. Les nouveaux arrivants font face à une adaptation quotidienne épuisante :

  • Survie au quotidien : Des tâches simples — louer un appartement à Tokyo, déchiffrer des étiquettes en arabe au supermarché, ou maîtriser les règles de tri allemandes — deviennent des énigmes stressantes.
  • Isolement social : Les normes culturelles, comme la séparation stricte entre vie professionnelle et personnelle en Allemagne ou la communication indirecte au Japon, plongent beaucoup d’expatriés dans le doute. « Je n’avais pas réalisé à quel point les pauses-café informelles étaient vitales pour créer des liens avec les collègues », explique Julien Moreau, un ingénieur français à Berlin.
  • Pièges professionnels : Une méconnaissance des usages locaux peut coûter cher. Un manager américain à Riyad l’a appris à ses dépens en critiquant publiquement une idée d’un collègue, un affront dans la culture consensuelle saoudienne.

Attentes des entreprises vs. réalités sur le terrain

Les entreprises envoient des expatriés pour booster la croissance et diriger des équipes mondiales. Mais beaucoup négligent de les préparer aux pièges culturels.

« On exige des résultats comme si l’expatrié était encore dans son pays d’origine », souligne le Dr. Sophie Lambert, consultante interculturelle à Genève. « Sans comprendre comment les affaires se concluent localement, même les meilleurs échouent. »

Exemples frappants :

  • Une directrice tech française à Mumbai s’oppose à son équipe sur les délais « flexibles », ignorant qu’en Inde, le temps est subordonné aux relations humaines.
  • Un cadre nigérian à Toronto passe pour un leader autoritaire en rejetant les suggestions de son équipe, méconnaissant la culture collaborative canadienne.

« Le coût de l’échec est colossal », prévient Lambert. « Une mission expatriée peut coûter jusqu’à cinq fois le salaire annuel. Et selon les études plus de 20 % échouent à cause d’une mauvaise adaptation culturelle. »

Préparé vs. non-préparé : deux destins opposés

Cas 1 : La réussite par la préparation
Quand Émilie Lefèvre, une dirigeante française dans la fintech, a été envoyée à Shanghai, son entreprise l’a inscrite à un programme de formation interculturelle de trois mois. Elle a étudié le guanxi (l’art des relations), appris des phrases-clés en mandarin et répété des scénarios avec un coach.

« La formation m’a appris à repérer les “oui, mais…” en réunion, un signe de réticence en Chine », explique-t-elle. En quatre mois, elle a scellé un partenariat avec une banque locale. « Sans cela, j’aurais foncé droit dans le mur. »

Cas 2 : L’échec cuisant de l’improvisation
À l’inverse, Antoine Rousseau, un commercial français, est arrivé à Stockholm en misant sur son charisme pour séduire les clients suédois. Il a ignoré les briefings culturels, ne sachant pas que les Suédois privilégient les arguments factuels aux anecdotes. Sa première présentation, pleine de blagues, a été accueillie par un silence glacial. Six mois plus tard, les ventes de son équipe avaient chuté de 40 %. « J’étais humilié, avoue-t-il. Je ne savais pas ce que j’ignorais. »

Pourquoi les entreprises doivent miser sur l’agilité culturelle

Les organisations progressistes repensent leur accompagnement des expatriés :

  • Formation pré-départ : Ateliers sur les usages locaux, les styles de communication et le « code-switching » culturel.
  • Coaching sur place : Un manager suisse à Dubaï apprend à adapter son leadership pendant le Ramadan, guidé en temps réel.
  • Soutien familial : Cours de langue et réseaux professionnels pour conjoints, réduisant les départs liés au mal-être familial.

« Le retour sur investissement est indéniable », affirme Camille Nguyen, responsable Mobilité Internationale chez Horizon Conseil. « Les expatriés formés deviennent productifs 50 % plus vite et affichent 30 % de satisfaction en plus. »

Conclusion : Préparer aujourd’hui pour réussir demain

L’expatriation n’est pas un poste — c’est un marathon d’adaptation. Pour les entreprises, le choix est clair : investir dans la compétence culturelle ou risquer des échecs coûteux. Pour les expatriés, la préparation transforme le choc culturel en tremplin.

Conclusion : Investir dans la réussite

L'expatriation n'est pas un simple transfert d'emploi, c'est une transformation. Les entreprises qui investissent dans la formation culturelle, le soutien linguistique et le coaching interculturel permettent aux expatriés de

- Instaurer plus rapidement un climat de confiance.

- Éviter les faux pas coûteux.

- Obtenir des résultats mesurables en deux fois moins de temps.

 Pour l'expatrié, la préparation facilite la transition du mode de survie à l'épanouissement. Elle transforme le choc culturel en curiosité, l'isolement en intégration et les frictions professionnelles en collaboration. Le message est clair : la compétence culturelle n'est pas facultative - c'est la clé pour libérer tout le potentiel des missions internationales.

Pour les organisations, le choix est simple : préparez vos expatriés ou payez le prix fort de leur courbe d'apprentissage abrupte et non guidée.

Comme le résume Marie Dubois, sauvée in extremis par un coaching interculturel à Séoul : « La formation ne m’a pas juste appris l’étiquette. Elle m’a appris à voir le monde autrement. C’est ce qui a sauvé ma mission. »

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